jeudi 19 septembre 2013

Masculin et féminin positifs

Trop beau et trop clair pour ne pas être partagé tel quel...

" Puisque nous sommes des créatures humaines, et non des dieux, nous devons opter pour le gris, cette ligne régulière et ininterrompue qui s'écarte le moins possible du chemin séparant les opposés.

Et c'est le moi différencié, mâle ou femelle, qi se trace un chemin entre vents et marées. L'énergie masculine positive est orientée vers un but et déterminée à avancer vers ce but.  Elle se discipline à exploiter au maximum ses talents physiques, intellectuels et spirituels et essaie de les harmoniser.  Elle finit par reconnaître se propre individualité et, paradoxalement, plus elle devient forte, plus elle fait preuve de souplesse et de capacité d'adaptation.  Elle n'a pas à dépendre des modèles de comportement, du déploiement continuel de nouvelles énergies.  Elle apprend à maintenir une parfaite tension entre la fermeté et l'abandon aux forces créatrices féminines intérieures. Sa puissance pénétrante féconde et libère la créativité féminine.

Le féminin est un vaste océaan de l'Être éternel. Il a été, il est et il sera. Il contient les animaux primordiaux, la nature à son état le plus sauvage; il contient le germe de vie; il connaît les lois de la nature et les applique avec une justice inflexible; il vit dans le présent éternel. Il possède ses propres rythmes, plus lents que les rythmes masculins, errant de ça et là, se mouvant en spirale, apparemment replié sur lui-même mais inévitablement attiré par la lumière. Il trouve ce qui pour lui a un sens et il s'amuse. Il travaille peut-être très fort, mais garde une attitude enjouée parce qu'il aime la vie. Il aime, et si le positif masculin pénètre cet amour, ses énergies sont libérées dans la vie en un courant constant d'espoir nouveau, de foi nouvelle, de nouvelles dimensions d'amour. Mais le féminin spirituel est ancré dans les instincts naturels, de sorte que peu importe le degré de spiritualité qu'il atteint, il se trouve toujours du côté de la vie. C'est en cela qu'il diffère de la spiritualité masculine (chez l'homme ou chez la femme) qui a tendance à nous entraîner dans le sommeil qui met fin ...aux maux du coeur...qui sont le legs de la chair." (Woodman, Marion, Obsédée de la perfection, Lachine, les Éditions de La Pleine Lune, 1996, page 21)

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