vendredi 24 mai 2013

Yoga, exercice spirituel

Oui, oui, bon, je m'explique. Qu'est-ce que j'ai voulu dire par :"Faire du yoga s'impose dans un cheminement spirituel." Merci à ceux qui m'ont demandé de préciser.

Bien sûr, chacun sait que le mot yoga renvoit à une pratique spirituelle. Mais peu se rendent à leur cours de yoga avec l'intention de signer leur engagement à leur développement spirituel. Le yoga n'est pas une suite d'exercices destinés à se mettre en forme.  Ce n'est pas de la gymnastique ou de la gymnastique douce ou de l'entraînement sportif à pratiquer sans trop de conscience, c'est un art millénaire conçu pour ouvrir le corps afin que l'énergie de l'esprit circule à travers tous les canaux d'énergie subtils du corps, je dis bien "tous." Ce faisant, l'éveil spirituel devient plus accessible et même probable. La paix intérieure aussi. Le corps n'est pas mâté, il est célébré, il s'ouvre et s'harmonise avec la vie tout autour et tout dedans.

Vous trouverez bien des définitions différentes du yoga sur la toile. D'une façon surprenante, plusieurs arrivent à parler de maîtrise du corps, de technique, même de science et de philosophie, sans mentionner son but ultime: l'union à la Vie, le regard de l'esprit embrassant le tout-existant. Le mot yoga veut dire "union, jonction, lier, unir."
Quant au Larousse, il nous donne comme définition: " Discipline spirituelle et corporelle, issue d'un système philosophique brahmanique, qui vise à libérer l'esprit des contraintes du corps par la maîtrise de son mouvement, de son rythme et du souffle." En faisant du yoga, on comprend bien le mot maîtrise, c'est ainsi que l'on ressent ce qui se passe.  Mais, je choisis de dire j'aime. J'aime mon corps, j'aime sa vitalité, je remercie grandement pour son ouverture, sa force, sa santé. J'aime même ses limites parce qu'elles m'instruisent du travail intérieur qu'il me reste à accomplir.  Les limites de mon corps sont une cartographie émotionnelle et cognitive des plus exactes.  C'est mon meilleur allié dans mon cheminement spirituel.

Longtemps, j'ai résisté comme je le disais l'autre jour. Les gens de l'Est sont tombés dans la marmite de la spiritualité tout petits.  Leur corps massés dès la petite enfance, non rompus à de longues heures sur des chaises ou sur des sofas en face de la télé, restent ouverts jusqu'à l'âge adulte. J'exprimais ainsi une pensée très limitative : "Il est souvent trop tard pour retrouver quelque chose de perdu." En cessant de résister dernièrement, j'ai commencé à affirmer qu'il est toujours temps de vivre pleinement, sa vie, son corps, sa spiritualité.


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