dimanche 30 septembre 2012

Marcher pour s'enraciner


Marcher ouvre et dilate le premier chakra, celui de la base, de l’enracinement. L’image du serpent qui mord sa queue, décrit bien ce centre d’énergie. Le serpent revient vers lui-même, s’enfarge sur lui-même, comme le temps, comme la vie. On pourrait dire qu’il s’est mis un pied dans la bouche ou encore qu’il a les deux pieds dans la même bottine! Il mène une vie de survie, il se préserve lui-même, se défend envers et contre tout comme le dragon, ce serpent de feu, décrit par Joseph Campell dans Les mythes à travers les âges. Il ne peut pas utiliser sa vie, il ne peut que la garder, raconte Campbell, aussi longtemps qu’il n’a pas pu lui inférer un élan libérateur, un mouvement vertical, aussi longtemps qu’il est en réaction, qu’il s’accroche à la vie, qu’il s’attache désespérément à un monde d’illusions. Le premier chakra est une roue d’énergie de survie. Mais, c’est là que tout commence. La base énergétique est un socle qui doit assurer la solidité de tout l’édifice corporel. La descente vers ce fondement et son intégration consciente préparant la remontée, lui sont nécessaires. 


« J’ai compris à ses côtés qu’avancer signifiait bien davantage que de poser un pied devant l’autre, et que même le paralytique, s’il a toujours accès à son rêve, à sa mémoire et à sa lucidité, chemine encore sur les routes du monde. »
(Beauchemin, Jean-François. Ceci est mon corps, Montréal, Éditions Québec Amérique, 2008, page 37)



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