Marcher ouvre et dilate le
premier chakra, celui de la base, de l’enracinement. L’image du serpent qui
mord sa queue, décrit bien ce centre
d’énergie. Le serpent revient vers lui-même, s’enfarge sur lui-même, comme le
temps, comme la vie. On pourrait dire qu’il s’est mis un pied dans la bouche ou
encore qu’il a les deux pieds dans la même bottine! Il mène une vie de survie,
il se préserve lui-même, se défend envers et contre tout comme le dragon, ce
serpent de feu, décrit par Joseph Campell dans Les mythes à travers les âges.
Il ne peut pas utiliser sa vie, il ne peut que la garder, raconte Campbell,
aussi longtemps qu’il n’a pas pu lui inférer un élan libérateur, un mouvement
vertical, aussi longtemps qu’il est en réaction, qu’il s’accroche à la vie,
qu’il s’attache désespérément à un monde d’illusions. Le premier chakra est une
roue d’énergie de survie. Mais, c’est là que tout commence. La base énergétique
est un socle qui doit assurer la solidité de tout l’édifice corporel. La
descente vers ce fondement et son intégration consciente préparant la remontée,
lui sont nécessaires.
« J’ai
compris à ses côtés qu’avancer signifiait bien davantage que de poser un pied
devant l’autre, et que même le paralytique, s’il a toujours accès à son rêve, à
sa mémoire et à sa lucidité, chemine encore sur les routes du monde. »
(Beauchemin, Jean-François. Ceci est mon
corps, Montréal, Éditions Québec Amérique, 2008, page 37)
Aucun commentaire:
Publier un commentaire