L’ego,
ou le moi, désigne la conscience que l'on a d’être qui l’on est, un humain
séparé des autres humains, imparfait et c'est parfait ainsi, en évolution constante. C’est la
représentation de soi-même à travers identité, identité sexuelle, genralité,
profession, statut social, rôles familiaux, sociaux et culturels. Autrement
dit, l’ego, le moi, se construit par les objets que l’on place dans notre vie
et qui finissent par définir la personne que l’on est ou que l’on croit être.
L’ego, dans un mouvement nécessaire à la construction de la personnalité,
cultive ces objets et l’illusion qu’ils nous définissent absolument. L’ego est
le siège des mécanismes de survie et de défense. Le moi est la partie de la
psyché qui sait quoi faire et comment bien faire avec ces “fautes” de l’ego. À
une époque où notre survie n’est plus remise en question au quotidien,
l’attention de l’humain s’est détourné vers les mécanismes de défense
psychologiques. Mais s’est retourné aussi, parce que plus disponible, vers la
construction de son propre centre et vers le rayonnement de celui-ci dans le
monde. Nous avons maintenant la possibilité et le temps d’être au service de
l’humanité et du divin. C’est le moi qui assume ce service par la mise en forme
de ses talents, de ses désirs et aspirations.
Dans
le champ de la spiritualité moderne et du transpersonnel, l’ego est souvent
utilisé en distinction du Soi (le moi supérieur) et, à ce titre, comme un empêcheur d'éveil.
L’ego
est tantôt considéré comme le fondement de la personnalité (notamment en
psychologie qui met l’emphase sur le développeement d’un moi intérieur, d’un
vie intérieure peuplée de sensations corporelles, d’émotions et de besoins
personnels. Juste retour des choses après des siècles de patriarcat) ou comme une
entrave à notre développement personnel (notamment en spiritualité où la
non-dualité évoque le “sans intérieur, sans extérieur”.)
Certains cercles
spirituels cultivent le concept suivant: «Si j’étais vraiment
éveillé, je n’éprouverais plus d’émotions. Je ne serais plus jamais triste ou
fâché, parce que je saurais que tout est un et éternel." En fait, rien n’est
séparé de rien. La tristesse, par exemple, est une avec ce qu’on pourrait
appeler la Vérité. Mais, la tristesse qui s’origine d’une illusion n’a pas à
être expérimentée. À partir du moment où l’illusion s’estompe et que la réalité nous apparaît telle
qu’elle est, la tristesse est pure et pleine, elle est vraie et fait partie
intégrante de la nature humaine à honorer. Une quête spirituelle est une quête
de vérité où la vérité est aussi d’admettre les limites de cette quête.
Je pose que le moi serait un ego travaillé, un pont construit comme une possibilité
d’atteindre à notre divine nature. Qu'en pensez-vous?
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