Au lieu d'annoncer la fin de la vie sexuelle, la ménopause s'inscrit désormais au coeur d'un processus de transition vers un nouveau mode d'être sexuel, plus mature, plus intérieur, plus "sacré," une façon renouvelée et inspirée de s'exprimer à travers la sexualité.
Je propose, aujourd'hui et demain, des moyens concrets pour arriver à mieux composer avec certaines transformations physiologiques touchant la sexualité à ce moment crucial de la vie. Mon message s'adresse à toutes les femmes, qu'elles soient ménopausées ou non, car chacune peut bénéficier de quelques exercices de re-vitalisation de son vécu sexuel.
Quelques rappels:
Le taux de testostérone (hormone du désir) ne baisse pratiquement pas à la ménopause. Notre corps en produit une certaine quantité, depuis l'adolescence, et pour peu qu'on porte attention à sa santé globale, la testostérone est conservée dans notre corps ménopausé et assure une bonne vitalité du désir.
La sécheresse vaginale ne va pas de soi à la ménopause. La vulve peut devenir un peu plus sensible mais la lubrification peut être constante chez une femme ouverte à sa sexualité.
Que faire:
. Chercher à se garder en contact avec le soi sexuel, cultivant une nouvelle attente de verticalisation, d'implosion, d'épanouissement. L'euphorie de jouir d'une vie plus large, plus libre, plus créatrice peut être au rendez-vous.
. Continuer à porter intérêt à la sexualité. Ne pas renoncer, ne pas se contenter de peu.
. Se sentir responsable de sa propre sexualité. Prendre conscience de la réalité intérieure de celle-ci.
. Communiquer avec son partenaire d'une façon encore plus efficace et aimante à ce sujet. Pour les femmes célibataires, accepter d'en parler avec d'autres femmes, d'échanger des "morceaux" de sagesse, de garder le sujet ouvert.
. Continuer de s'investir dans des activités sexuelles régulières même si celles-ci doivent être adaptées aux changements qui surviennent peut-être dans la réponse sexuelle ou dans les organes génitaux.
Il a été prouvé que la régularité des relations sexuelles (personnellement, j'ajouterais, une attitude ouverte quant à la sexualité et la masturbation ou les massages de la vulve) prévient la sécheresse vaginale (donc, prévient les douleurs à la pénétration) et l'amincissement des petites et des grandes lèvres (l'engorgement sanguin de la vulve demeure plus important permettant une intensité de jouissance plus élevée.) Cela permet de contrebalancer le déficit hormonal et d'assurer une sexualité active, satisfaisante et sans entraves, c'est-à-dire sans douleurs et sans anxiété.
Si les relations sexuelles sont absentes ou peu fréquentes, il est bon de donner de l'attention à ses organes génitaux chaque jour tout comme on prend soin de son visage, par exemple. L'attention consciente à quelque partie du corps amène toujours une meilleure irrigation sanguine dans cette région.
Demain: quelques exercices...
Aucun commentaire:
Publier un commentaire