Je crois que toutes les choses et toutes les personnes ayant la capacité de nous reconduire à nous-mêmes et d'illuminer d'une joie profonde ce lieu intime qu'elles nous permettent d'investir sont sacrées.
...
nous reconduire à nous-mêmes. Pas à un autre, pas à un Autre. Puisque
la vie est Une, si nous nous oublions dans la recherche du divin, le
divin ne peut jamais être entier, il y manque cette partie si importante
qui nous représente.
Le
mot profane nous instruit d'une certaine manière de faire en regard du
sacré. Pro-fane signifie : devant la porte, en face de la porte. Les
profanes sont ceux qui restent sur le parvis de l'église, du temple.
Pour
vivre le sacré, il faut pénétrer dans le temple. Or, le véritable
temple est celui qui nous est intime. Les églises de pierre et les
temples érigées en représentation d'une divinité quelconque ne nous
reconduisent souvent qu'en-dehors de nous-mêmes. Les religions ont
développé la fâcheuse manie de nous distancier de notre être profond.
En
face de la porte qui nous mène à notre temple intérieur, nous sommes
souvent traqués par la peur de vivre, de réussir, de perdre. La peur
nous habite plus sûrement que la joie. La survie remplace la vie, la
satisfaction immédiate de tous nos désirs cultivent l'illusion
d'échapper à la peur. Nous avons faim d'Unité, d'espace, de divinité,
de nous-mêmes et nous consommons obsessivement des relations sexuelles,
des biens matériels. Nous poursuivons d'invraisemblables rêves
temporels.
Nous
libérer de nos peurs me semble le travail essentiel à faire au
quotidien pour arriver jusqu'au centre de nous. Le courage et la
gratitude transmutent l'angoisse de vivre.
Le divin, la vie sont en moi... Je m'engage à ne plus jamai les sacrifier...

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