J'ai compris dernièrement que je suis encore catholique malgré toutes mes protestations, mes mises à jour dans tous les recensements, dans tous les papiers officiels remplis avec la meilleure volonté du monde d'afficher ma démission à cette secte tyrannique, tortionnaire. Malgré ma réponse "aucune" à la ligne "religion?" Les Officiels ont la tête dure. Il paraît qu'ils me considèrent encore, et me considéreront toujours, de leur bord parce que j'ai été baptisée à l'église du village en belle petite robe rose par des parents bien intentionnés mais qui ne m'ont évidemment pas demandé la permission de faire inscrire mon nom au registre catholique. Quel choix avaient-ils? D'ailleurs, je n'ai pas nié leur geste jusqu'à l'âge de 16 ans. Depuis, je tente de me reprendre.
J'ai appris dernièrement, enfin il y a un peu plus d'un an, que je peux me faire débaptiser! Eh! Oui, je peux réellement faire rayer mon nom de la liste des bien-pensants bien pédants qui ont créé une religion en lui donnant le nom catholique, du grec katholikos qui veut dire universel, et ce, sans cesser d'exister.
À la lecture d'un article élogieux sur le passé catholique du Québec, dans le Journal de Montréal d'aujourd'hui, je m'insurge contre cette question:" Sommes-nous catholiques ?" J'élève le ton, j'ai envie de crier mais je m'apaise pour mieux m'entendre penser. Encore une fois, tout et tous sont mis dans le même panier. L'auteur dit:"Chacun cherche à se bricoler une croyance, une religion privée. Cela vire à la foire aux esprits. On le voit avec la prolifération de livres de "croissance personnelle" qui proposent à chacun de découvrir sa spiritualité intérieure, son petit dieu personnel. On le voit aussi avec la multiplication des chamans bizarres, des vendeurs de talismans, de thérapies libératoires. Ces petits charlatans (dans le dictionnaire, le mot charlatan est masculin, un-point-c'est-tout. Je peux donc faire ce que je veux, ce sera toujours incorrect de me taxer de charlatane !) qui sément le malheur en se présentant comme des marchands de bonheur prospèrent sur le déclin du catholicisme. " Monsieur bock-auteur, croyez-vous réellement que l'Église catholique s'est enrichie grandement en créant du bonheur ? Croyez-vous vraiment qu'elle n'a pas semé le malheur dans les lits de nos grands-mères et de nos mères et dans la vie de millions de personnes. Ma grand-mère a eu 16 grossesses parce qu'elle était catholique, elle en est morte à 34 ans. Sept enfants ont survécu. Croyez-vous que cela a donné un sens à sa vie et à celle de ses soeurs, femmes soumises et écorchées par l'Église katholikos. L'universel de cette Église niait les femmes en vrac comme vous le faites pour tout ce que vous ne comprenez pas. Vous ajoutez:" "Les grandes religions jouent ici un rôle positif. Elles ont apprivoisé le sacré au fil des siècles." Mais non. En niant la féminité et en châtiant le corps, l'Église a éloigné tous ses adeptes du sacré, hommes et femmes. Il vous en manque des bouts.
Les églises du Québec sont belles, c'est vrai. Elles sont vides aussi, heureusement!
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