Je "tombe" par hasard sur différents articles dénoncant l'excision de ce temps-ci. Pratique barbare, inhumaine, encore très répandue au Proche-Orient, en Afrique subsaharienne et ailleurs dans le monde. Plusieurs millions de femmes l'ont vécu dans de grandes souffrances et continuent de vivre avec les conséquences handicapantes et douloureuses de cet acte sauvage accompli au nom de... au nom de quoi au juste? Dogmatisme, autoritarisme? Au nom de l'hygiène, de l'esthétique, au nom d'une religion, d'une tradition, d'une culture?
Chaque année, 2 millions de petites filles subissent, dans des conditions hygiéniques souvent précaires et sans anesthésie, une mutilation plus ou moins complète de leurs vulve.
Je ne veux pas minimiser ou banaliser leurs souffrances mais je veux affirmer que, sous des dehors civilisés, l'excision psychologique et l'oppression des femmes existent encore dans nos beaux pays occidentaux. L'oppression des femmes, de leurs corps et de leur plaisir sexuel continue... s'amplifie même à travers le monde entier et... chez nous aussi!
Depuis que Freud a déclaré "immature" le plaisir clitoridien, le plaisir sexuel des femmes dites libérées reste, malgré toutes nos luttes personnelles et sociales, assujetti à l'autorité masculine. Psychologiquement, la honte et le rejet marquent encore le sexe féminin, son plaisir et son épanouissement.
Il ne faut jamais oublier d'où nous venons. Nous portons encore dans nos corps de femmes les stigmates du patriarcat. Dans les bureaux de sexologues, la raison des consultations la plus fréquente est le manque de désir. Or, comment cultiver le désir sans plaisir réel?
La souffrance des femmes d'ici est occultée sous prétexte qu'elle n'est plus bien grave... Notre libération nous a flouées!
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