"Affirmer notre contentement,
avancer vers l’autre, celui ou celle qui nous a donné ceci ou cela, raconter comment l’offre a
été reçue, déclarer la joie créée par le don, aller jusqu’à
« déclamer » sa gratitude, solennellement, manifestement. Tout
cela. Toutes les nuances du merci
sont à explorer, à exprimer. Bien plus, elles sont à clamer haut et fort.
Dire merci pour ce qui est au lieu de rêver à ce qui pourrait être. Le désir d'autre chose est distrayant. Reconnaître,
c’est-à-dire connaître de nouveau, la perfection et l’abondance déjà établies
dans la vie, dans notre vie. Ne pas chercher à trouver ou à manufacturer une perfection là où
elle ne peut être mais la re-connaître là où elle est déjà. La gratitude est
un outil de détente intérieure, d’ouverture à l’esssentiel de soi. Elle allège,
elle nourrit, elle ouvre, elle guérit ...
C’est la gratitude, même en
petites doses, qui ouvre le cœur. Pas l’amour. Et surtout pas l’amour
passionnel, transitoire, qui affole le cœur et tend à lui faire peur, à le
blesser davantage, à occasionner une nouvelle fermeture ou à cultiver la
fermeture déjà établie."
"Le cœur nous instruit de sa compassion. Il
imprègne nos façons d’être et de faire d’une dimension amoureuse de soi, de
l’autre, de la vie avec ses joies, ses épreuves et ses souffrances. Il donne du poids à notre réalité
spirituelle.
Comment peut-il en être
autrement? Tout est à l’image de tout.
Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui se réflète dans
notre environnement est à l’image de notre monde intérieur. Or, le monde
souffre et beaucoup et souffre même dans sa chair de terre."
"Pénétrons au cœur du centre cardiaque. Celui-ci
fait l’objet de bien des attentions. Souvent, la perception de son rôle
premier se perd dans des dédales de considérations métaphysiques. Celles-ci
sont parfois trop simplifiées, trop peu enracinées. Et le mot cœur dans toute
sa réalité d’unification et de guérison
est bien galvaudé. Le cœur, en effet, ne se tient pas unique et grandiose au
centre de la vie, il s’appuie plutôt sur
tout un édifice de densité humaine qui ne peut être négligé. Sinon, le
cœur s’égare, il est délogé du lieu intime où les énergies des chakras supérieurs
et inférieurs sont harmonisées, où les polarités s’estompent. Et l’unification
devient impossible.
La densité humaine, notre corps, notre vie de
joies et de souffrances proposent de multiples chemins à parcourir. Mais tous les chemins qui nous mènent
ailleurs qu’en nous-mêmes sont de fausses routes. Les mystiques enseignent
que la découverte la plus importante à faire est qu’il n’y a qu’un seul être.
C’est nous-même. La pensée de cette possibilité me donne le vertige. Longtemps
égarée en-dehors de moi-même, à la recherche du parent divin ou du partenaire parfait, idéal,
j’ai oubié qui j’étais vraiment. Je me retrouve et mon coeur s'ouvre parce que j'éprouve plus de compassion pour moi-même.
La gratitude m’habite aujourd’hui sans l’ombre d’un doute."
(extraits de mon livre)
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