La sexualité est un des aspects les plus intimes de la vie. Et pourtant, la plupart des gens accomplissent l'acte sexuel en l'absence totale d'intimité, de confiance, de détente. Le mental reste en alerte et s'égare dans des dédales de considérations irréalistes sur l'amour, sur soi et sur l'autre qui devrait répondre à tous les besoins, à toutes les attentes. Comment faire l'amour avec quelqu'un qui nous abandonne chaque nuit, chaque matin? Comment se laisser aller dans les bras de l'ennemi, celui ou celle qui nous laissera plus seule, plus seul que jamais? Comment revivre à l'infini, si elle n'est pas résolue, l'anxiété de séparation ?
L'acceptation d'être seul mènerait à la découverte et à la réalisation de soi-même, à la prise en charge de ses propres désirs, sexuels et autres, de ses sentiments et aspirations les plus profonds. Réciproquement, la réalisation de soi-même crée une meilleure relation avec la solitude.
On ne peut s'engager dans une solitude heureuse sans qu'il y ait d'abord une réconciliation avec soi et un parti pris pour soi. Cet engagement total de soi dans le repos ou dans l'action, dans l'amour pour soi ou pour les autres, apporte un sentiment accru d'exister et donne une prise plus forte sur la réalité. Encore faut-il accepter cette existence qui est la nôtre comme étant celle d'un être fondamentalement solitaire, éminemment créatif et capable d'entrer en contact avec l'autre à partir d'un centre de solitude qui n'est plus vu comme dévasté, à l'abandon. Mais qui est reconnu dans toute sa richesse... Tranquillement, l'aspect sexuel de notre vie s'épanouit à partir de l'or de notre solitude assumée.
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