Le travail de transe implique l’ouverture à un nouveau paradigme.
Le regard se tourne vers le haut puis il apaise son action. Le ciel est appelé et le silence se fait dans un espace rempli du désir de faire descendre le ciel dans sa propre terre intérieure.
Ancien paradigme plus patriarcal : S’élever “dedans” le ciel et quitter la terre intérieure.
Dans un paradigme patriarcal : le processus est déroulé d'une manière intentionnelle. Il est plus statique, il cherche à se charger de fluidité, mais sa direction est fixée d’avance. Le processus est établi, défini, stucturé. Il est demandé d’y adhérer, de se trouver dans un lieu donné. Apprendre une technique, c’est se laisser prendre par un processus proposé qui est connu d’avance. Apprendre le travail de transe, c’est vivre un état transcendant suffisamment pour le connaître vraiment de l’intérieur et en re-connaître “l’inconnaissabilité.”
Dans une transe, c’est l’attention qui est arrêtée, souplement sans fixation, et le coeur est en mouvement, il s’ouvre, pénètre l’espace intérieur en expansion, submergé des sensations dans lesquelles baignent les autres, l’autre, le passé, le présent ou le futur, la vie, le visible et l'invible. Le coeur, pas la tête, est réceptif pour que le processus puisse se dérouler … là où il se déroulera, rien n’est prévu d’avance:
“ J’attends, j’écoute le silence, je comtemple le vide, je reçois.”
Dans une transe, l’outil (le médium) ne sait pas où il va. Le corps s’ouvre, la clé ouvre le coeur, le regard se tourne vers le haut. Il se passe ce qui se passe. Et cela peut être rien…
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