samedi 30 avril 2011

De la tête au corps (suite)



Au moment où les femmes se devaient de faire cesser la colonisation de leur corps et donc, de leur être profond et de leur sexualité, elles ont d’abord mené une lutte « de tête. »  Elles ont investi le territoire même de l’ennemi et en ont fait le premier site de leur guerre sainte. Comme si elles étaient passées par Rome la rationnelle, puisque tous les chemins semblaient y mener, pour arriver jusqu’à leur terre promise. Le mouvement initial vers la liberté passe presque toujours par des avenues contraires à l’effet recherché. L’enfant vit une grande dépendance avant d’affronter l’autonomie. L’adolescent s’investit dans la négation des règles parentales et sociales pour arriver à la découverte et à l’affirmation de lui-même. La fusion précède souvent la différentiation des partenaires amoureux. Ainsi, en Occident, les femmes ont lutté à la manière des soldats, elles se sont battues agressivement pour leurs droits, elles ont revendiqué un statut social et professionnel juste et décent comme un premier pas vers leur liberté. Ce mouvement a été chargé, au tout début, d’une énergie plutôt masculine. Les femmes ont gagné une place sous le soleil professionnel, mais elles travaillent comme des hommes, elles n’oeuvrent pas au féminin. L’instauration d’une vraie liberté coïncidera avec le retour obligé vers la déesse intérieure et son royaume de chair et de sang. Cela n’est pas encore accompli. (extraits, celui-ci et le message précédent, du livre que je suis à écrire)

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