Se faire rassurant pour les autres, pourquoi pas?
Dernièrement, j'ai lu une partie de l'avant-propos écrit par Deepak Chopra pour le dernier livre d'Andrew Cohen : Evolutionary Enlightment.
Il parlait du pouvoir du réconfort. Toute chose commence, disait-il,
non pas par un premier pas mais bien par l'assurance que ce premier pas
peut être fait. Il y a bien des années quand Chopra voyait plusieurs
patients par jour, le meilleur remède à leur offrir était cette simple,
et ô combien puissante, phrase : "Bien, sûr, vous allez guérir." Il ne
donnait pas de faux espoirs, il pavait le chemin de la guérison pour que
le premier pas puisse être accompli avec plus de certitude et
d'efficacité
Parce
que nous sommes humains, parce que c'est notre nature d'humain que de
douter, d'hésiter, parce que notre environnement nous remet constammment
en question et que le questionnement est un élément essentiel de notre
quête, nous avons besoin d'être réconfortés, rassurés, tandis que nous
avançons à tâtons, vaillamment.
On
rassure à tout instant les enfants sur leur capacité à vivre, à
s'exprimer :"Oui, ton dessin est beau," même quand il s'agit d'un
bonhomme allumettes. " Oui, tu fais ça très bien," et on passe derrière
pour redresser les choses. Et puis, on oublie de le faire quand les
enfants sont grands. Dans ma pratique en sexothérapie, j'entendais
régulièrement cette défense:" Ben, j'ai pas besoin de lui dire, elle le
sait qu'elle est belle, il le sait qu'il est bon." Non, personne ne le
sait pour toujours. L'humain, pour sourire dans son avance spirituelle
et dans son développement personnel a besoin d'être assuré de
l'appréciation et de l'intérêt de ceux avec qui il est en relation. La
nécessité de donner un feed-back positif, constructif, demeure. Cent
fois les mots doivent être répétés pour se rendre jusqu'au bien-aimé,
jusqu'à la bien-aimée. Ce n'est pas de l'enfantillage, c'est un
mouvement du coeur, juste et bon...

Quel beau texte Caroline, merci!
RépondreEffacerEffectivement, 'rassurer' c'est s'assurer le pouvoir d'être et de faire en soi et chez l'autre. Merci pour ces sages mots!
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