dimanche 18 mai 2014

Que faire? S'émerveiller...


Voici une synthèse d’un propos d’Annick de Souzenelle sur la maturation de l’être et l’éveil à sa nature “connaissante” ou sagesse. (Vidéo sur “Les dix plaies de l’âme” posté sur le site de la revue Nouvelles Clés: www.nouvellescles.com)

Plaies en hébreu se traduit par les merveilles de Dieu.  Le chemin qui mène à la sagesse en est un de transmutation.  Sur ce chemin, l’humain rencontre de multiples mutations.  Il ressemble à un arbre dont la sève doit monter de la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, par étapes successives, comme la montée des échelons d’une échelle.  (Le troisième oeil est le dernier échelon, celui qui les chapeaute tous avant que l’humain touche “le ciel” par la couronne, avant d’être couronné dans son royaume intérieur.)

Chaque mutation ou transformation apporte une nouvelle connaissance de soi, de la vie et avec cette nouvelle connaissance ou ce nouveau mode de savoir, se présente une nouvelle sagesse.  Chaque ouverture de conscience apporte une connaissance et une intelligence nouvelles.

Quand la sève a parcouru son long chemin du bas vers le haut, quand la “verticalisation” de l’être a été accomplie, l’arbre de la connaissance produit son fruit: le “Je Suis” apparaît.  L’espace (yin) intérieur s’élargit, le temps (yang) se raccourcit.  Il n’y a plus de temps, l’éternité apparaît.  L’éternité, c’est l’attention totale au présent.

Quand les connaissances acquises et temporelles (vues par ADS dans “L’égypte intérieure” comme des grenouilles envahissantes, deuxième plaie) ne sont pas accompagnées de l’intériorité et d’une montée de sève à travers l’arbre que représente l’humain, il y a compensation vers une grande quantité de connaissances.  Celles-ci demeurent non-intégrées au chemin de transmutation et l’humain en devient esclave.  Le savoir ne produit plus de sagesse, plus d’élargissement de l’être, plus de conscience. L’inconscient domine le faire, l’avoir et la chosification aussi.

Par rapport au nouveau savoir, scientifique (mondial) ou académique (personnel), la sagesse pose des limites justes pour gérer les connaissances extérieures.  La sagesse les contrôle, individuellement comme universellement.  La science sans conscience, c’est la mort de l’âme.  La symbolique de “manger du fruit de l’arbre de la connaissance” c’est que tout être humain sans travail intérieur réel (devenir le fruit lui-même) chute dans l’inconscience sans possibilité de mutation.  Il en va de même pour une formation quelconque, universitaire ou “hors-murs,” s’il n’y a pas de sagesse acquise et d’association de celle-ci avec les connaissances, il n’y a pas de possibilité de mutation et les efforts pour aider les autres sont caduques.  Quelle que soit la quantité d’informations reçues.

Sans sagesse et sans travail d’inviduation, il y a effondrement d’un juste rapport entre l’acquis et l’accomplissement.  Nous devons devenir le fruit. Que faire?  Il faut aller chercher cette puissance en nous, ce potentiel infini.  Il faut descendre dans les profondeurs de l’être, aller chercher le féminin de soi.  Il faut connaître ce que cela représente.  Nommer cette énergie, c’est s’in-former, s’introduire dans la forme de son propre soi.  L’énergie nous informe, donc nous transforme. C’est l’alchimie divine qui permet à l’homme de devenir Homme, du grossier au subtil, du très dense au très léger.

S’informer sur soi nous grandit dans notre conscience et nous permet d’assagir nos animaux intérieurs (notre ombre, les insectes qui constituaient la quatrième plaie d’Égypte), de les apprivoiser. Sinon, il y a une très grande énergie “sauvage” qui se retourne contre l’humain et qui devient violence, maladies.  Cette énergie ne se dissipe pas si elle n’est pas maîtrisée; elle a une vie autonome et continue de se manifester.  Il faut rejoindre la jungle intérieure pour faire la lumière sur sa vie propre avant d’être visionnaire de celle des autres.

Que faire?  S’émerveiller de toute chose.  De chaque personne et de soi-même. Toute chose exprime l’énergie divine.  Chacun et chaque chose doivent être “vus” dans toute leur profondeur d’être, c’est-à-dire en rapport avec leur créateur, leur verbe fondateur.  Comme si, en coupant le cordon ombilical, on ne devait jamais oublier la matrice originelle ( ce qui serait la cinquième plaie, la peste.)

Aucun commentaire:

Publier un commentaire