Voici une synthèse d’un
propos d’Annick de Souzenelle sur la maturation de l’être et l’éveil à sa
nature “connaissante” ou sagesse. (Vidéo sur “Les dix plaies de l’âme”
posté sur le site de la revue Nouvelles Clés: www.nouvellescles.com)
Plaies en hébreu se traduit par les merveilles de Dieu. Le chemin qui mène à la sagesse en est
un de transmutation. Sur ce
chemin, l’humain rencontre de multiples mutations. Il ressemble à un arbre dont la sève doit monter de la
plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, par étapes successives, comme la
montée des échelons d’une échelle. (Le troisième oeil est
le dernier échelon, celui qui les chapeaute tous avant que l’humain touche “le
ciel” par la couronne, avant d’être couronné dans son royaume intérieur.)
Chaque mutation ou transformation apporte une nouvelle connaissance de
soi, de la vie et avec cette nouvelle connaissance ou ce nouveau mode de
savoir, se présente une nouvelle sagesse. Chaque ouverture de conscience apporte une connaissance et une
intelligence nouvelles.
Quand la sève a parcouru son long chemin du bas vers le haut, quand la
“verticalisation” de l’être a été accomplie, l’arbre de la connaissance produit
son fruit: le “Je Suis” apparaît. L’espace
(yin) intérieur s’élargit, le temps (yang) se raccourcit. Il n’y a plus de temps, l’éternité
apparaît. L’éternité, c’est l’attention
totale au présent.
Quand les connaissances acquises et temporelles (vues par ADS dans “L’égypte intérieure” comme des
grenouilles envahissantes, deuxième plaie) ne sont pas accompagnées de
l’intériorité et d’une montée de sève à travers l’arbre que représente
l’humain, il y a compensation vers une grande quantité de connaissances. Celles-ci demeurent non-intégrées au
chemin de transmutation et l’humain en devient esclave. Le savoir ne produit plus de sagesse,
plus d’élargissement de l’être, plus de conscience. L’inconscient domine le
faire, l’avoir et la chosification aussi.
Par rapport au nouveau savoir, scientifique (mondial) ou académique
(personnel), la sagesse pose des limites justes pour gérer les connaissances
extérieures. La sagesse les
contrôle, individuellement comme universellement. La science sans conscience, c’est la mort de l’âme. La symbolique de “manger du fruit de
l’arbre de la connaissance” c’est que tout être humain sans travail intérieur
réel (devenir le fruit lui-même) chute dans l’inconscience sans possibilité de
mutation. Il en va de même pour
une formation quelconque, universitaire ou “hors-murs,” s’il n’y a pas de
sagesse acquise et d’association de celle-ci avec les connaissances, il n’y a
pas de possibilité de mutation et les efforts pour aider les autres sont
caduques. Quelle que soit la
quantité d’informations reçues.
Sans sagesse et sans travail d’inviduation, il y a effondrement d’un
juste rapport entre l’acquis et l’accomplissement. Nous devons devenir le fruit. Que faire?
Il faut aller chercher cette
puissance en nous, ce potentiel infini. Il faut descendre dans les profondeurs de l’être, aller
chercher le féminin de soi. Il
faut connaître ce que cela représente. Nommer cette énergie, c’est s’in-former, s’introduire dans la
forme de son propre soi. L’énergie
nous informe, donc nous transforme. C’est l’alchimie divine qui permet à l’homme de devenir
Homme, du grossier au subtil, du très dense au très léger.
S’informer sur soi nous grandit dans notre conscience et nous permet
d’assagir nos animaux intérieurs (notre ombre, les insectes qui constituaient
la quatrième plaie d’Égypte), de les apprivoiser. Sinon, il y a une très grande énergie “sauvage” qui se
retourne contre l’humain et qui devient violence, maladies. Cette énergie ne se dissipe pas si elle
n’est pas maîtrisée; elle a une vie autonome et continue de se manifester. Il faut rejoindre la jungle intérieure
pour faire la lumière sur sa vie propre avant d’être visionnaire de celle des
autres.
Que faire? S’émerveiller de toute chose. De chaque personne et de soi-même. Toute
chose exprime l’énergie divine. Chacun
et chaque chose doivent être “vus” dans toute leur profondeur d’être,
c’est-à-dire en rapport avec leur créateur, leur verbe fondateur. Comme si, en coupant le cordon
ombilical, on ne devait jamais oublier la matrice originelle ( ce qui serait la
cinquième plaie, la peste.)
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