Combien de fois avez-vous dit ou entendu dire : " Il faudrait que je commence à méditer, ça me ferait du bien, mais je n'y arrive pas"
Pour nos esprits occidentaux, performants intellectuellement mais peu contemplatifs, faire taire notre mental pendant plus d'une minute ou deux, c'est toute une tâche. Je propose donc d'entrer en mode observation plus souvent. Nous ne sommes pas obligés d'analyser toute chose que l'on observe. Regarder en se laissant bercer par notre imagination est déjà un repos pour notre âme.
Par exemple, dans vos marches quotidiennes en ville, regardez en toute dilettante les maisons devant lesquelles vous passez. Imaginez la vie des gens derrière cette jolie facade ou derrière celle-ci de moins belle apparence. Auriez-vous envie de vivre dans cette maison, cet appartement? Même fermée, est-ce que vous avez l'impression que la porte est grande ouverte, accueillante? Sentez-vous jusqu'à quel point celle-ci est "réticente"? Est-ce que le jardinet est bien entretenu? Ou laissé à l'abandon? Est-ce que la rue est bordée d'arbres? Sauriez-vous reconnaître de quelle espèce ils sont? Ou encore quel message recevez-vous de cet arbre? Et de celui-là? Imaginez des scénarios farfelus ou ressentez des choses bien réelles. Dans les deux cas, vous vous avancez vers l'héminphère droit de votre cerveau. Vous rêvassez avec attention. Votre pas ralentit, votre rhytme cardiaque aussi. Vous êtes presque en mode méditatif. Il suffirait de presque rien pour que vous puissiez vous asseoir sur le bord du trottoir et que vous soyez là, en méditation, les yeux grands ouverts.
C'est mon père qui m'appris à ne rien faire tout en faisant quelque chose. L'été, je le retrouvais souvent assis sur le perron d'en arrière en face de l'immense jardin (dans mon souvenir, il était immense. Dans la réalité de ce temps-là, je ne sais pas.) que mes parents cultivaient chaque été. Je lui demandais ce qu'il faisait là, surprise de ne pas le voir s'affairer à déraciner les mauvaises herbes. Il répondait: " Je regarde pousser le jardin." Quand je réprimais mon envie d'aller lui parler et que je l'observais par la fenêtre, plusieurs oiseaux venaient se poser sur le sol ou même parfois sur son épaule. Quand je sortais, ils s'envolaient aussitôt pour ne revenir qu'après mon départ. J'étais jalouse de mon père aux oiseaux mais j'étais si grouillante, comment auraient-ils pu se poser mon épaule ?
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