"Entre le corps et l'âme - avec toute la confusion qu'engendre ce dernier concept- la pensée occidentale dressait jusqu'à ces dernières années un mur de séparation inébranlable : d'un côté la ruelle fangeuse du corps pécheur, de l'autre le jardin de l'âme......
....... au niveau de l'Homme, reflet de l'Absolu, le soma (corps) et la psyché (âme) ne sont qu'en vertu de leur degré de participation à une troisième dimension de l'être. Si tel n'est pas le cas, corps et psyché ne sont pas, ils existent; le corps, tout particulièrement, n'existe alors qu'en vue de son meilleur fonctionnement pour un meilleur rendement de l'individu dans le cadre de la survie.
Dans le premier de ces deux cas, le corps est élément d'une trilogie (Esprit-Âme-Corps) appelée à trouver l'harmonie qui permet de transmettre et de manifester le monde d'en-haut, la Pure Vérité. Dans le second cas, il est seul, esclave de l'existence, et finalement écrasé par elle.
Prenons un exemple : dans le premier cas, l'Homme pratique l'art du yoga pour cultiver la synthèse harmonieuse de la trilogie et le lien ( comme le mot yoga l'indique) de cette trilogie avec le monde d'en haut.
Dans le second cas, il fait de la gymnastique pour huiler les rouages d'une machine ( son corps) qui doit le mener le plus efficacement et le plus économiquement possible.
Je n'use ici d'un langage caricatural que pour exprimer avec vigueur les options fondamentalement opposées que peut prendre l'Homme. Options selon lesquelles ou bien le corps est vécu - il est alors "image du corps divin" tendant à s'identifier à lui - ou bien il est entretenu, subissant l'identification à la banalisation extérieure. Les uns "sont leur corps", les autres "ont un corps" ..." (Annick de Souzenelle, Le symbolisme du corps humain, Paris, Albin Michel, 1991, page 51)
L'auteur propose le yoga comme travail conscient sur le corps mais il existe plusieurs formes de travail corporel qui amènent la conscience vers l'intérieur, on les appelle les gymnastiques douces. Certaines danses peuvent répondre au même besoin. L'important étant de pratiquer ces disciplines "sans discipline" mais avec un regard heureux ouvert sur le coeur et l'âme.
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