mardi 13 décembre 2011

Guérison spirituelle


Dans Fréquence, Le pouvoir de votre vibration personnelle, paru aux Éditions Ariane en 2010, Penny Peirce établit judicieusement une différence entre changement et transformation. Changer selon elle signifie replacer des éléments existants d’une chose ou d’une personne et leur donner une nouvelle apparence. Une relation différente est établie entre eux mais ils demeurent encore perçus comme des éléments séparés. Intrinséquement, ils sont les mêmes. C’est ce que certains processus thérapeutiques proposent: remanier les comportements, réfléchir autrement sans trop impliquer l’âme. C’est aussi l’approche médicale conventionnelle.  Dans ce sens, on dit souvent que rien ne change, qu’on ne peut pas avoir l’attente qu’une personne va changer. Au mieux, elle évolue. Cela peut être vrai. Pourtant existent aussi la transformation, la métamorphose ou la transmutation. C’est tout à fait autre chose ajoute Peirce :"Ces mots présupposent un changement alchimique de la nature fondamentale d’une chose, un changement d’énergie, une modification majeure qui se produit miraculeusement, comme par magie. ( Je ne suis pas certaine si j’accepte cette expression, tant de travail a été fait avant un tel moment, mais bon…) La légende du phénix illustre cette "mort" du soi ordinaire par le feu purifiant et transmutateur (la croissance spirituelle,) et sa "renaissance" des cendres comme créature d’or (lumière et amour.)" (page 42, les parenthèses en italique sont de moi)
L'eau transformée en vapeur illustre aussi cette alchimie archétypale. Et l’âme? Comment se métamorphose-t-elle? Elle entre dans une nouvelle vibration… C’est ce que la guérison spirituelle peut offrir à une personne prête à la recevoir.
  "La première chose à voir est que notre petit moi veut durer, à l'abri de toute insécurité, de tout changement (dans le sens de mouvement), alors que vivre, c'est mourir à chaque instant à toute chose. Ainsi, nous n'osons plus vivre nous ne sommes plus en contact direct, intense, avec la vie. La mort à chaque chose vécue est la nature même de la vie qui ne peut être qu'en se renouvelant. Nous ne savons pas intégrer ce mouvement continu, nous tenir prêt à mourir à notre plaisir, à notre chagrin, à l'expérience proposée, à notre histoire personnelle, à notre moi. Vivre, c'est accepter la perte de nos proches, de nos biens, de notre travail, de notre réputation... la perte de tout, qui sera à la fin inévitable. Nous devons consentir à vivre avec la mort à chaque seconde afin que notre esprit ne soit pas entraîné à donner une continuité aux choses, inéluctablement emportées dans le courant d'énergie. C'est notre désir de permanence au sein du mouvement d'apparitions et de disparitions qui nous fait tant souffrir.
Il nous faut découvrir ce qu'est ce moi, l'observer et le comprendre. Tant que nous n'aurons  pas vu que c'est cette entité sous influence, éduquée socialement pour la lutte et la compétittion, à la recherche constante d'innombrables plaisirs, que nous prenons pour notre véritable identitié, nous souffrirons. La souffrance signifie que nous vivons à partir de ce que nous ne sonmmes pas.  Nous ne sommes ni la succession de nos désirs, ni l'addition de nos expériences. Tant que nous vivrons avec une représentation personnelle de la vie à travers des pensées, des émotions et des actes, nous connaîtrons la souffrance. Or, il n'y a rien de personnel que ce moi puisse faire si ce n'est s'insérer dans le flux de la vie, accueillir le mouvement, consentir au changement. Tout est vécu alors à partir d'un espace qui se révèle en nous, paisible et libre. C'est son mouvement universel qui nous anime, et sa liberté devient notre liberté." (Montinéri, Nicole. "Oui, la souffrance a une fin," paru dans la revue 3e Millénaire, Printemps 201, numéro 99)


Aucun commentaire:

Publier un commentaire