Dans Fréquence, Le pouvoir de votre vibration personnelle, paru aux
Éditions Ariane en 2010, Penny Peirce établit judicieusement une différence
entre changement et transformation. Changer selon elle signifie replacer des
éléments existants d’une chose ou d’une personne et leur donner une nouvelle
apparence. Une relation différente est établie entre eux mais ils demeurent
encore perçus comme des éléments séparés. Intrinséquement, ils sont les mêmes.
C’est ce que certains processus thérapeutiques proposent: remanier les
comportements, réfléchir autrement sans trop impliquer l’âme. C’est aussi
l’approche médicale conventionnelle.
Dans ce sens, on dit souvent que rien ne change, qu’on ne peut pas avoir
l’attente qu’une personne va changer. Au mieux, elle évolue. Cela peut être
vrai. Pourtant existent aussi la transformation, la métamorphose ou la
transmutation. C’est tout à fait autre chose ajoute Peirce :"Ces mots
présupposent un changement alchimique de la nature fondamentale d’une chose, un
changement d’énergie, une modification majeure qui se produit miraculeusement,
comme par magie. ( Je ne suis pas certaine si j’accepte cette expression, tant
de travail a été fait avant un tel moment, mais bon…) La légende du phénix
illustre cette "mort" du soi ordinaire par le feu purifiant et transmutateur
(la croissance spirituelle,) et sa "renaissance" des cendres comme créature
d’or (lumière et amour.)" (page
42, les parenthèses en italique sont de moi)
L'eau transformée en vapeur
illustre aussi cette alchimie archétypale. Et l’âme? Comment se
métamorphose-t-elle? Elle entre dans une nouvelle vibration… C’est ce que la
guérison spirituelle peut offrir à une personne prête à la recevoir.
"La première chose à voir est
que notre petit moi veut durer, à l'abri de toute insécurité, de tout
changement (dans le sens de mouvement), alors que vivre, c'est mourir à chaque
instant à toute chose. Ainsi, nous n'osons plus vivre nous ne sommes plus en
contact direct, intense, avec la vie. La mort à chaque chose vécue est la
nature même de la vie qui ne peut être qu'en se renouvelant. Nous ne savons pas
intégrer ce mouvement continu, nous tenir prêt à mourir à notre plaisir, à
notre chagrin, à l'expérience proposée, à notre histoire personnelle, à notre
moi. Vivre, c'est accepter la perte de nos proches, de nos biens, de notre
travail, de notre réputation... la perte de tout, qui sera à la fin inévitable.
Nous devons consentir à vivre avec la mort à chaque seconde afin que notre
esprit ne soit pas entraîné à donner une continuité aux choses, inéluctablement
emportées dans le courant d'énergie. C'est notre désir de permanence au sein du
mouvement d'apparitions et de disparitions qui nous fait tant souffrir.
Il nous faut découvrir ce qu'est ce
moi, l'observer et le comprendre. Tant que nous n'aurons pas vu que c'est
cette entité sous influence, éduquée socialement pour la lutte et la
compétittion, à la recherche constante d'innombrables plaisirs, que nous
prenons pour notre véritable identitié, nous souffrirons. La souffrance
signifie que nous vivons à partir de ce que nous ne sonmmes pas. Nous ne
sommes ni la succession de nos désirs, ni l'addition de nos expériences. Tant que
nous vivrons avec une représentation personnelle de la vie à travers des
pensées, des émotions et des actes, nous connaîtrons la souffrance. Or, il n'y
a rien de personnel que ce moi puisse faire si ce n'est s'insérer dans le flux
de la vie, accueillir le mouvement, consentir au changement. Tout est vécu
alors à partir d'un espace qui se révèle en nous, paisible et libre. C'est son
mouvement universel qui nous anime, et sa liberté devient notre liberté." (Montinéri, Nicole.
"Oui, la souffrance a une fin," paru dans la revue 3e Millénaire, Printemps 201, numéro 99)
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