Malgré une victoire incomplète sur mon mental, je peux à l'occasion goûter au silence. Quelques minutes seulement à la fois,
quelques minutes cristallines et de plus en plus longues. Je laisse aller, je me balance sur la corde fine entre pensées et silence intérieur, libérant ma tête de
sa folie.
Je continue à faire avec constance l’exercice de ne
pas essayer de tout comprendre, de tout analyser, de tout expliquer, tout le
temps. Être moins attachée à mes pensées et moins “rationalisante” est
difficile, mais lorsque j’arrive à être simplement présente à ma vie de tous
les jours, à mon corps, à l’amour, à la nature, aux autres, quelle récompense!
Ne pas trop vouloir en faire, moins réagir et plus observer, cesser les
jugements gratuits, même ceux qui semblent mérités, m’offrent un repos
nécessaire et crée une disponibilité plus grande à mon monde intérieur, à mon
intuition, à ma créativité et à ma parole de fond. Ainsi se créé en moi un
terrain propice à l’épanouissement de ma capacité à saisir la subtilité de l'énergie qui m'habite, qui m'entoure, qui me crée.
Souvent, l'ego reprend ses droits. La vie simplement humaine avec ses limites et ses misères me tarabustent pour un temps, plus ou moins long, plus ou moins éclairé. Ce matin, par exemple, j'étais si préoccupée par mon départ imminent pour la campagne que je suis passée près de ma plante préférée sans m'arrêtrer quelques secondes pour la contempler. C'est la seule plante de toute la maison qui fleurit à l'année longue. Je ne sais plus son nom, je l'appelle "la belle" et je lui parle souvent. Ses fleurs sont roses, délicates, abondantes. Comment puis-je être, parfois, inconsciente de sa présence et de sa beauté?
La vie est précieuse...
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